Histoire
Trégoria, c’est un groupement de communes fictif situé le Nord-Est des Côtes d’Armor. Il est réalisé dans Cities: Skylines, un jeu-vidéo de construction de ville qui permet un niveau de détail et de personnalisation sans limites. Trégoria est avant tout née d’une affection profonde pour mon lieu de vie et d’une attention particulière pour les détails invisibles de notre environnement. Vous savez, toutes ces choses qu’on voit sans voir, les lampadaires, les lignes éléctriques, les bottes de foin dans les champs…
Quel est l’intérêt ? Certes, Trégoria n’est peut-être pas de l’art
, du moins pas au même titre qu’un film, un monument ou encore une sculpture. Cependant, Trégoria a un message à faire passer. Lequel ? Et bien, partons d’un des villages du groupement. Coatlédan, admettons. Puis, dézoomons. Que voyons-nous ? Des champs, quelques maisons, encore des champs… Ah ! Des arbres.
Il suffit de lever le nez pour s’aperçevoir de ce que l’Homme fait des terres de mère Nature. C’est une véritable domination qui se déroule devant nous. Où cela nous mènera-t-il ?
Trégoria est loin d’être aboutie, mais elle est loin d’être seule. La communauté du jeu créé énormément de mondes porteurs d’un message, d’une refléxion ou d’une interprétation personnelle du réel. On pourrait penser par exemple à MARS[1] par Citywokcitywall, sur l’inégalité et les dérives du capitalisme. Ou encore Bordertown[2], par Two Dollars Twenty, sur les l’enjeu géopolitique posé par une ville construite sur la frontière mexico-américaine et les répercussions sur l’architecture, l’urbanisme et les dynamiques sociales.